Eveil Nomade

Laos : jungle et dénivelées !

Passage de la frontière Sino-Laotienne :

 

A contrario des frontières précédentes, celle-ci se passe plutôt facilement. Pour la sortie de Chine les bagages sont scannés et les passeports examinés de près, la suite et plus décontractée les sacoches réintègrent les soutes du bus sans plus de contrôle. Pour la taxe pseudo officielle de 2$ par passeport nous cherchons à passer direct mais le type nous rappelle : on fait mine de ne  pas comprendre puis ne voulant pas faire attendre le bus, nous sortons un billet de 100$ :les visas doivent être payés en dollards américains et nous n’avons pas pu faire de petite monnaie. Le gars cherche la monnaie un moment et ne trouve pas. Il tente de nous la rendre en Kips laotiens, là je lui désigne fermement son panneau qui demande des dollars et exige ma monnaie en dollards. Du coup le gars énervé nous rend nos passeports, nous filons direct sans rien payer du tout ! La suite est rapide, formulaire habituel à remplir on donne une photo pour chacun et récupérons nos passeports avec un visa de plus, deux coups de tampon plus tard nous remontons dans le bus.

En traversant le nomansland jusqu’ à la douane Laotienne nous voyons nos premiers éléphants. Les enfants sont ravis !

Côté Laotien, la route est une succession de virages en montée et descente, aucune ligne droite, le tout sur un goudron en mauvais état : nous nous faisons secouer durant tout le trajet. La magnifique jungle qui borde la route et les paysages de reliefs vallonnés à perte de vue, nous font regretter de ne pas faire cette portion à vélo…

Luang Prabang, ville classée par l’UNESCO :

 

Après l’enchaînement des bus pour sortir de Chine dans les délais, nous sommes contents de pouvoir nous poser un peu. Nous trouvons un logement très bon marché pour cette ville touristique dans la Guesthouse Mixay, avec une grande cour intérieure, des parties couvertes et la place pour les vélos.

Nous profitions de la ville très agréable avec beaucoup d’arbres fleuris qui colorent les rues : bougainvilliers, hibiscus, d’autres arbres aux fleurs le plus souvent blanches mais également roses ou rouges à l’odeur rappelant un peu le parfum sucré des fleurs d’acacia. Les habitants attachent des pots d’orchidées aux troncs des arbres ou sur les clôtures rajoutant encore un peu de couleur au décor.

Mais ce n’est pas pour cela que cette ville est classée UNESCO : c’est pour son architecture bien préservée qui mêle temples bouddhistes, maisons traditionnelles en bois et villas coloniales. C’est une belle ville à taille humaine (surtout en venant de Chine!) nous avons quand même du mal à comprendre son classement « Unesco ». Mais il semblerait que c’est ce classement qui l’ait protégée d’un développement excessif et incontrôlé genre immeubles à 5 étages…

 

La ville compte de nombreux temples bouddhistes. Nous testons la piste avec les vélos à vide sur l’autre rive du Mekong. Nos derniers tours de roues remontant à Lijiang, le changement de végétation est impressionnant, des arbres énormes aux troncs recouverts de plantes aux feuilles longues donnant un aspect « velu » à l’ensemble, les orchidées colonisent également souvent les troncs. Des palmiers aux feuillages gigantesques côtoient une multitude de bananiers, la richesse de cette flore semble infinie. Pour la piste, là c’est bien la limite vue les pentes et avec seulement une corde pour aider Lilou nous nous en tiendrons au sections goudronnées.

Grâce aux vélos nous pouvons nous rendre à un site de cascades à 9 km, sans passer par la case « taxi à touriste exorbitant ». La route passe devant une fabrique de charbon de bois qui semble pour nous sortir du passé : une masse de bois se consume sous un tas de sciure, à coté de deux personnes qui passent la production précédente au crible avant de la mettre en sac. Une jolie balade en pleine jungle : arbres à feuilles démesurées, stridulation constante des insectes, énormes papillons et un plan d’eau trouble pour la baignade.

A vélo de Luang Prabang à Veng Vieng :

 

C’est bien beau, mais Ventiane c’est pas à côté non plus, il est temps de repartir ! Côté rythme il faut revoir les choses : il fait beaucoup trop chaud en milieu de journée ! Du coup on se lève plus tôt, on part au plus vite (vers 7h30) et on fait la première heure d’école pendant la (large) pause de midi. Le soir il faut être posé au plus tard à 5 h : la nuit tombe très vite (mais qui a éteind la lumière?) et les moustiques transmettent la malaria dans le coin…

La route nous donne tout de suite le tempos : nous avons quitté la haute montagne mais les dénivelées sont encore au rendez vous, on enchaîne des journées avec près de 1000 mètres de dénivelée ! Tiago nous impressionne, il tient sacrément bien le coup, seule la chaleur lui pose problème en début d’après midi. Lilou aussi tient la forme et gagne en autonomie même dans ces grosses montées qui avoisinent en moyenne les 6 % avec des coup de cul réguliers à 10 % !

De grandes zones on été déboisées pour laisser la place aux cultures : principalement du riz, quelques champs d’ananas, quelques plants de café. Nous traversons de nombreux villages qui ne figurent pas sur notre carte. Les récoltes familiales sèchent devant les maisons : paniers de piments, épis de maïs, riz… Et partout des enfants joyeux qui nous lancent des « Sabaidee » !. L’atmosphère générale est très détendue, indolente. On voit des gens se laver en pleine journée, faire la sieste. Il y a de la pauvreté mais on ne ressent pas une grande misère.

Pour les bivouacs c’est une autre histoire : la jungle est impénétrable et nous devons nous poser misérablement à quelques mètres de la route avec le bruit des camions…et il y a beaucoup de camions : les chinois construisent un chemin de fer occasionnant une augmentation du trafic !

Pour l’eau pas de souci des sources sont équipées de becs en bambou où il est facile de remplir nos réserves, il y a aussi les stations où les poids lourd remplissent leurs réservoirs d’eau destinée à refroidir les moyeux (à cause des pentes très raides).

Ce n’est pas facile mais cela en vaut la peine, en arrivant sur une zone karstique, les paysages de « collines » arrondies laissent place à des pitons recouverts par une végétation luxuriante où apparaissent des pans de falaises gris clair à nue, c’est magnifique.

Nous rencontrons d’autres cyclos qui nous indiquent un camping avec source chaude. Avec la chaleur qu’il fait nous ne sommes pas sûrs d’apprécier…Mais le temps vire à la pluie et ces sources ne sont pas trop chaudes, juste la chaleur d’un bon bain ! C’est parfait, même sous la pluie ! Les enfants en profitent toute la journée et passent du vélo à la natation… Et comme le temps ne s’améliore pas et qu’on préfère encore traîner dans l’eau chaude plutôt que sous la pluie, on reste plus longtemps que prévu !

Il ne nous faut ensuite que 2 jours pour rejoindre Vang Vieng, au milieu des pitons karstiques, c’est très chouette même s’il fait trop chaud. Nous pensons rester quelques jours dans le coin, il paraît qu’il y a pas mal de grottes par ici…!

3 reflexions sur “Laos : jungle et dénivelées !

  1. Christophe, Laure, Louis et Soliméa.

    Bonjour à vous quatre !

    Louis & Soliméa : Vous voilà partit depuis quasi six mois et vous nous manquez déjà beaucoup voir énormément … On regarde tout vos articles ! Vivement nos jeux ensemble à La Ville et grimpette dans les arbres !

    Thiago, tes cheveux ont drôlement poussé, un vrai aventurier ! N’est-ce-pas ? Félicitations pour tes kms de pédalage.

    Lilou, as-tu caressé les pandas ? La piscine chauffée naturelle est elle bien ?

    Pour nous en Savoie, la vie coule doucement. Louis se plait au collège, c’est cool d’après lui !

    Alpage n’est plus des notre mais il était bien vieux (13 ans).

    On vous souhaite de belles rencontres, de la liberté, tout au long des prochaines semaines.
    A bientôt pour de nouveaux récits.

    Famille Bernat-Piazza.

    1. Lesmurins Auteur de l'article

      Salut Louis et Soliméa,
      Vous me manquez aussi et je suis impatiente de pouvoir rejouer avec vous aux explorateurs! Non je n’ai pas pu toucher les pandas, de toute facon personne ne pouvait le faire a part ceux qui travaillaient au centre de recherche.

      Lilou

      Bonjour Louis et Soliméa,
      Moi je suis impatient de revenir a la Ville pour faire des cabanes, j’ai deja quelques idées.

      Tiago

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