Eveil Nomade

Arrivée au Mexique : la Basse Californie !!

Arrivée au Mexique :

Nous passons la frontière à Tijuana. Pas de soucis, mais ils ont bien modernisé depuis notre passage il y a 7ans. Du coup passage au rayon X des bagages et on laisse nos fruits et légumes dans la bataille. Les douaniers sont sympas et intéressés par cette famille à vélo, du coup on papote, les mots sortent nettement plus facilement qu’en anglais…

La traversée de Tijuana à vélo jusqu’à une station de bus, est franchement désagréable : grosse circulation et des nœuds routiers compliqués… Nous aurions aimé arriver directement à Calexico et traverser la frontière à Mexicali mais comme cela n’a pas été possible nous rejoignons Mexicali en bus. 3h plus tard nous remontons les vélos à destination. Un gars vient discuter devant notre matos et nous offre quatre parts de pizza ! Ça c’est un accueil !

Nous nous posons dans un motel deux nuits pour remettre les vivres à niveau et fêter l’anniversaire de Gaëlle, avant de remonter sur les vélos direction San Félipe. Pendant ces deux jours, nous nous réacclimatons doucement aux fortes températures, le changement a été assez brusque et nous nous prenons tous de bon maux de tête.

De Mexicali à San Felipe :

Les 40 premiers kilomètres sont vraiment pas terribles très urbanisés et beaucoup de circulation ; après cela s’arrange, on retrouve le désert et des montagnes dénudées en fond de tableau.

Par contre le vent est contre nous et nous n’avançons pas aussi vite que prévu, heureusement nous trouvons à prendre de l’eau dans une école et nous avons le plaisir de pouvoir bivouaquer de partout facilement. Avec les journées raccourcies, nous ne loupons plus aucun lever ou coucher de soleil !

Le jour suivant un bon vent favorable nous pousse : on avance bien mais il nous faut de nouveau de l’eau. On nous en donne à la Ventana, mais mauvaise blague c’est de l’eau salée… même filtrée, c’est bon seulement pour faire cuire les pâtes !

Juste avant la bifurcation pour Tijuana et Ensenada nous trouvons à racheter de l’eau. Puis nous filons vers sans Félipe, les lignes droites de plus de 20 km s’enchaînent. A l’arrivée, nous stoppons au supermarché pour nous ravitailler. Une petite femme nous approche et demande d’où on vient, elle est désolée de ne pas parler français, je lui dis que je parle espagnol : on discute un peu puis elle s’éloigne. Elle revient un moment plus tard nous proposer une maison où loger ! C’est sommaire mais il y a une douche un wc et le courant : c’est bien plus que nous en aurions espéré, encore un joli coup de chance et une belle rencontre.

On se pose deux nuits avant de repartir. Au programme pour la suite : une cinquantaine de km de bitume et puis ce sera de la piste…

De San Felipe à la ruta 1 :

La route reste goudronnée jusqu’à un 15ène de Km avant Puertecito. Des intempéries très importantes ont emporté des parties de pont et de route et une déviation a été mise en place en attendant les réparations, troquant le goudron contre une mauvaise piste où s’alternent les zones sableuses et la tôle ondulée. Nous mangeons pas mal de poussière et c’est une sacrément bonne surprise de retrouver du goudron à Puertecito ! Après ce petit village la circulation devient quasi nulle, nous avons la route à nous ! Et elle reste goudronnée presque jusqu’à la jonction de la route 1 (nous n’aurons qu’une 38 de km de piste) même si elle reste très abimée : nous retrouvons le goudron avec seulement de petites déviations certaine fois la route est coupée pour les voitures mais nous pouvons finasser avec nos vélos, d’autre fois y a pas moyen et on se tape des baisse et monte sur piste.

Après Puertecito nous profitons de la proximité du littoral pour faire trempette dans la mer de Cortes. La route longe longuement cette mer, mais le littoral est souvent trop loin de la route ou déjà occupé par des maisons de pêcheurs ou d’américains … Ce sera donc une unique occasion pour cette partie là.

Nous trouvons toujours de bons bivouacs. Nous pénétrons progressivement dans la zone à cactus où les différentes espèces rivalisent de tailles et de formes . Il y aussi des petits arbres tout tordus à l’écorce blanche les « Cataviñia » qui font penser à des bonzaïs. Une fois la tente plantée, nous pouvons aller nous promener dans ces jardins incroyables ou les végétaux contrastent avec le minéral. Nous avons la chance de trouver quelques fruits de cactus « pitaya » pas encore mangés par les oiseaux.

Ruta 1 jusqu’à San Iganicio:

Finalement nous rejoignons la trans peninsular N°1  et c’est bien différent : ici le goudron est ancien et s’avère par endroit plus mauvais qu’une bonne piste… fini également le bas coté et la circulation a considérablement augmenté : des poids lourds énormes (double semis remorque) nous doublent à bonne vitesse… La majorité prend large mais ceux qui ne le font pas nous obligent à serrer les fesses !

Nous arrivons dans la zone des « Cirios » cactus typiques de la basse californie. Après Rosalito le décor perd de l’intérêt, nous n’avons plus guère autre chose à faire que pédaler. Nous faisons un petit bout de route avec une famille hollandaise. Ils ont un petit garçon de 4 ans. Mais ils sont beaucoup plus légers que nous et nous ne tenons pas le rythme (malgré une belle performance de Tiago qui arrive à se maintenir sur 40 km en 2h30!). Petit à petit un vent latéral s’installe. A Guerero negro nous faisons rapidement quelques courses, rechargeons l’eau et goutons de délicieux tacos de poissons ! Le vent forcit et le moral descend en proportion en entamant la traversée de la péninsule vers la mer de Cortes.

Nous tentons de motiver Lilou à progresser seule : chaque jour elle fait un bout de route de façon autonome mais il y a un gros écart de performance avec le reste de la famille. C’est très frustrant pour tout le monde, à commencer pour  elle, qui voit dans nos encouragement du dédain. Mais petit à petit elle progresse même si le système de corde est utilisé le reste de la journée.

Après un dernier combat contre un vent fort avec des rafales qui nous poussent hors de la route, nous arrivons à San ignacio. Là nous retrouvons plein de cyclos déjà croisés :un couple d’anglais, un groupe d’américains et la famille hollandaise ! Nous nous posons tous à « La Casa del cyclista » un petit havre de paix dans cette oasis, où Othon a organisé tout le nécessaire afin que les cyclovoyageurs puissent se reposer confortablement. Ici on se croirait en Tunisie : des dattiers  partout et coup de chance c’est la saison ! C’est pas des Deglette mais elle sont bien bonnes quand même !

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