Eveil Nomade

Dernières nouvelles des enfants !

Quelques nouvelles des enfants…Ça faisait longtemps, c’est de ma faute, j’ai pas pris le temps de taper leurs textes !!!

Les amis (Lilou) :

Le soir on a dormi sur un terrain de foot et c’était la grève alors les enfants n’avaient pas école et on a joué ensemble. D’abord on a joué au parc de jeux à se balancer aux balançoires puis à se jeter quand on avait assez d’élan. On a aussi joué au loup mais ici ça s’appelle ‘il liebe » (le lièvre). Après ,on a joué sur une place intérieure à cache cache mais vu qu’on étaient beaucoup et qu’on ne comprenaient pas tout, on a jamais gagné ou perdu. Quand on est retournés à la tente on a joué aux playmo. Puis on a joué au foot et aux cartes et ils sont repartis manger. On a fait pareil !

Tierradentro (Colombie) : Tiago :

Nous étions montés à Tierradentro et on avait visité le tombes qui s’y trouvaient et les décorations laissées par des hommes il y a 1300 ans ! On a commencé une randonnée sur une crête qui montait vers les hauteurs. Après un kilomètre on est arrivés devant une série d’abris où il y avait des trous avec des marches qui aboutissaient dans des salles funéraires  avec des recoins ou des creux ! Il y en avait une où une série de tunnels s’entrecroisaient. La promenade continuait en descendant vers un village. On y a mangé puis on a continué vers l’autre versant de la vallée. Après un bon moment, on est arrivés à une nouvelle série d’abris qui contenaient des explications mais une barrière bouchait l’accès des salles funéraires (parce qu’elles étaient décorées). J’ai préféré les premières tombes.

Puis on a continué à monter, la route à flanc de montagne entourés de caféiers. La cime était dans les nuages. Vers la fin de la journée nous arrivâmes dans un endroit, où, après avoir attendu, nous entrâmes dans une zone de travaux : la boue nous arrivait aux chevilles et les roues des vélos faisaient un bruit de lardons frits. Nous dûmes pousser à plusieurs reprises et je perdis même ma chaussure dans la boue et la gadoue s’est immiscée entre mes orteils. C’était dégueu !Après une heure de ce manège nous arrivâmes en vu de la fin des travaux. Nous étions alors dans une vallée couverte de jungle avec des tâches de fleurs mauves de ci de là. Nous plantâmes enfin le camp, épuisés.

Equateur : Otavalo : Tiago :

Il pleuvait et on a rejoint la panaméricaine ! Il pleuvait et l’hôtel était fermé. On est entrés en ville et après 3 hôtels on en a trouvé un acceptable. Le lendemain on est allé visiter le marché. On y vendait des étoffes et pulls, des vestes en laine de lamas avec des lamas dessus, des jeux d’échec avec des pièces exotiques, des épices, des animaux rôtis et même des cochons entiers avec une tomate dans la gueule. Ils vendaient des portions avec une louche de salade : on en a pris 2 portions pour le petit déjeuner. Et j’ai acheté une veste bleu foncé et blanche avec des lamas dessus (pour mon anniversaire!). Puis on a acheté des légumes et 4 jus de mûres ! Après on est retournés à l’hôtel chercher les bagages. On est allés à la maison sur la montagne : la pente de 12 % était pavée de pierres ! La pente est redevenue acceptable pendant 1 km puis la pente est passée à 15% avec des cailloux. A deux, on avait du mal à pousser un vélo ! Puis vers la fin de la montée, la maison est apparue. Il y avait 2 chambres : une enfant, une adulte !!! Il y avait une cuisine et une pièce commune.

Le lendemain on est descendus en ville : on fêtait mes 12 ans ! On a déniché un restaurant et on a commandé 4 supers menus (empanadas, soupe de crevettes, viande, salade, glace et pouding!). J’ai ouvert mes cadeaux à la maison.

 

Et un petit texte nostalgique…Sur la Mongolie ! En fait la maîtresse de Tiago nous avait invité a écrire sur le sujet de « l’aventure »…Mais les enfants ont séché complètement, pour eux notre quotidien ne peut pas être qualifié d’Aventure…L’Aventure c’est dans les livres ! Et puis Tiago a pensé que notre voyage était une Aventure si on l’écrivait comme tel. Il a donc essayé de réécrire les passages forts de notre voyage, en leurs donnant, avec du recul, des reflets d’Aventure. Voilà donc une petite partie de ce travail (attention les durées n’ont plus rien de précis ! ) :

Les steppes de Mongolie : Tiago

Le petit groupe que nous formons arriva à la capitale : des marchés recouverts de toiles multicolores, appelés « le marché noir ». Une yourte sur le toit d’une auberge au fond d’une rue délabrée. Ma sœur et moi jouâmes avec la petite fille de 4 ans de l’auberge, puis, notre séjour terminé, nous quittâmes Oulan Baator.

Nous passâmes le jour suivant dans une steppe entrecoupée de petites montagnes, de rivières et entourés de yourtes. Puis après nous être ravitaillés dans un petit village, nous attaquâmes un périple pour rejoindre un lac àplus de 3 jours de pédalage ardu. Nous commençâmes par un col assez haut, la route serpentait au fond d’une vallée à sec. Nous attaquâmes la dure ascension, le vent de face nous gerçait les lèvres et séchait la gorge. Le soleil nous brulait le dos et la raideur de la pente donnait à l’ensemble un aspect de cauchemar, sans parler du paysage sec et aride qui ne nous aidait guère. A midi cependant, nous trouvâmes un pont pour nous abriter. Puis nous continuâmes la dure ascension. Vers 3 h, nous commençâmes à remarquer que le paysage devenait verdoyant et les sommets se rapprochèrent. Nous arrivâmes à un col où deux rennes squelettiques paissaient dans un enclos. Enfin nous descendîmes et dressâmes le bivouac sur un plateau coincé entre deux montagnes. Le lendemain le périple reprit avec de nombreux cols et plateaux. En haut d’une butte nous nous reposâmes longuement. Puis nous continuâmes à monter jusqu’à arriver dans une semi forêt où la route n’arrêtait pas de faire de faux plats. Les arbres laissèrent la place à un paysage rocailleux avec de rares buissons rabougris et épineux. Nous cherchâmes un endroit où dresser le bivouac. Nous trouvâmes enfin et nous installâmes confortablement.

Une réflexion au sujet de “Dernières nouvelles des enfants !

  1. Emma WEATHERLY

    Bonjour Lilou.
    J’espère que tu vas bien et que tu ne m’as pas oublié. Je pense beaucoup à toi, j’ai hâte de te retrouver.

    A bientôt, bon voyage.
    Emma WEATHERLY

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