Eveil Nomade

Workaway au Canada

Workaway, an amazing experience !

Le jour du départ, Lilou nous demande « on peut pas rester encore un peu en vacances ? »… Tout ça pour dire que ces deux semaines auront surtout eu un goût de camp de vacances pour les enfants ! Et ils se sont améliorés  en anglais en profitant de randos, vélo, coloriages et baignades !

Côté  parents, je joue les baby sitters : une bonne façon de désinhiber mon mauvais anglais…J’ai parfois un peu de mal à suivre, en anglais, les règles des jeux inventés, surtout quand elles changent au fur à mesure, mais l’expérience valait le coup. Eric bosse avec James à la fabrication d’une « cabin » en bois et apprend à utiliser avec minutie de nombreuses machines à bois.

Nous partageons avec eux les repas de midi et du soir : l’occasion de discuter plus tranquillement et d’apprendre beaucoup de choses sur la région. James et Sarah, anglais d’origine, sont amoureux de leur pays adoptif et parlent avec beaucoup d’enthousiasme de la vie sauvage et de leurs futurs projets d’agrandissement de leur ranch. Nous apprenons qu’ils y a beaucoup d’ours et de cougars dans le coin : en rando ils crient un bon coup régulièrement, histoire de ne pas surprendre un ours (ça  leur est déjà arrivé au détour d’un chemin, sans dommage…). Les enfants se prennent au jeu et nous ne risquons plus de voir une seule bête sauvage ! Nous observons cependant de nombreuses traces : déjections de cougars (très fréquentes!), traces de griffe d’ours sur les arbres et l’odeur rémanente d’une moufette qui venait de se faire manger !

Nous les quittons avec de délicieux cakes à la banane et au chocolat dans nos sacoches !

Bref, une vraiment belle expérience que nous espérons reconduire en pays hispanophone !

On repart, direction les Etats Unis :

Nous repartons en pleine forme vers le sud. Comme prévu, la route nous semble un peu trop circulante pour vraiment apprécier les paysages de belles montagnesqui nous entourent…Nous appuyons donc sur les pédales et faisons sans problèmes nos 50 km minimum tous les jours. Le soir nous bivouaquons et devons gérer nos réserves de bouffe pour ne pas attirer les ours : pour ça il faut tendre une corde entre deux arbres, à 4 mètres du sol et aller y attacher nos sacoches. .. Une gymnastique quotidienne pas toujours amusante : un soir, l’une des sacoches, mal accrochée se casse la gueule et nous vaut une belle omelette, un autre soir l’une des branches casse et nous passons une heure à réinstaller la corde ailleurs… Tiago est très fier de nous aider et de grimper le plus haut possible dans les arbres pour nous attacher la corde.

Nous ne voyons toujours pas de « gros » animaux sauvages, mais nous observons avec plaisir de nombreuses biches qui traversent la route devant nous, et de beaux oiseaux : hérons, oiseaux mouches, rapaces, oies… !

Côté logistique, nous ne trouvons pas d’accès à l’eau potable publique et nous la prenons dans les rivières, suffisamment fréquentes. Pour internet, qui nous est en ce moment indispensable pour gérer la location de notre maison, nous avons du mal à trouver des points wifi : sortis des parcs nationaux, les centre d’informations se font plus rares. Nous arrivons à Invermere un dimanche et la bibliothèque est fermée, mais nous réussissons à récupérer le code du wifi à travers la vitre… !

Après 7 jours de pédalage, nous arrivons à la frontière avec les USA. Pas de soucis pour traverser, même si ils  ont semblé bien soupçonneux, nous redemandant encore et encore ce que nous allions faire aux USA… Passé la frontière, une plaine d’herbes jaunies par le soleil remplace la forêt. Le soleil tape fort et nous sommes contents d’arriver à Eureka pour une petite pause avant de poursuivre toujours plus au sud.

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