Eveil Nomade

Du Chimborazo, volcan le plus haut d’Equateur, à Cuenca

D’Ambato au Chimborazo :

Nous quittons Ambato pour le Chimborazo : pas le goût de se taper des km d’une urbanisation dense et ininterrompue, nous jetons tout dans un bus… en plus au passage on gagne 1000 bons mètres de grimpette ! Après quelques kilomètres de vélo, on se trouve un beau bivouac à 4200 m sur une bosse semi désertique où paissent de nombreuses vigognes. C’est génial de voir ces animaux lancés au grand galop à quelques pas seulement de la tente !

Jusqu’au refuge …

Au matin le volcan est parfaitement visible, magnifique, et nous sommes tous les 4 très motivés pour nous en rapprocher, d’autant plus que nous avons suffisamment de réserve de bouffe pour prendre notre temps… Nous repartons donc pour l’entrée officielle du parc national et nous engageons dans une grimpette de 500 mètres de dénivellée. La piste est bonne, un peu de tôle ondulée mais rien de méchant, on y va doucement, on souffle un peu, c’est qu’on commence à être haut…A 4700 m Tiago commence à accuser le fait d’être en altitude et fonctionne au ralenti, on se relaie pour monter son vélo et après un repas chaud il se sent prêt à terminer la montée. Finalement on rejoint le premier refuge en début d’après midi et nous plantons le tipi plus haut que le sommet du mont blanc à 4857 mètres ! Le ciel est bien bouché, les enfants ne sont pas motivés par une balade : ils restent jouer tranquillement dans les cailloux et nous allons entre adultes jusqu’à la lagune à 5100 m. A partir de là nous trouvons la neige, pour aller plus loin il faut du matos…Dommage, nous sommes en forme et nous aurions bien poursuivi un peu ! Le grésil tombe et toute la vue est bouchée. Les enfants se sont réfugiés dans la tente, il commence à faire sacrément froid avec la nuit qui tombe.

Mais à la nuit tombée, nous avons une bonne surprise : le ciel s’éclaircit, la montagne se dégage complètement et la pleine lune sort de derrière un nuage, le spectacle est grandiose !

Le matin les nuages ne sont pas encore là, ce qui nous laisse le temps de profiter encore un peu de la beauté du lieux. Pour la petit histoire le Chimborazo ne mesure « que » 6263 mètres, mais de part sa latitude, cela suffit pour faire de son sommet le point de la terre le plus proche du soleil !

Nous nous engageons dans une looongue descente (1600 m d’altitude à perdre!), mais rapidement nous nous retrouvons dans les brumes qui partent à l’assaut de la montagne. Nous ne profitons donc pas vraiment de ce toboggan géant, il fait trop froid et on ne voit rien des paysages qui défilent…

De retour sur la panam, direction Cuenca :

En bas nous retrouvons la panam, mais ici elle a dimension « humaine » et le trafic n’est pas trop lourd à supporter. Nous sommes à nouveau dans des paysages très cultivés : toutes les pentes exploitables sont mises à profit et ce qui est trop raide est laissé comme pâture… Ces paysages ultra anthropisés se ressemblent tous : hors des parcs nationaux il ne reste pour ainsi dire pas de nature sauvage. Le plaisir est plutôt ici d’observer des scènes de vie traditionnelle : ce jeune homme en poncho sur un tout petit âne qui garde des moutons, ce vieil homme au sourire édenté assis sur le pas de sa porte et qui nous lance un bonjour en quechua, ces filles de 15 ans qui courent et ricanent en jupons de velours, collant de laine et châle coloré, ou encore cette femme en habit traditionnel, chapeau vissé sur la tête et qui garde ses 2 vaches en téléphonant… ! Cependant nous n’osons pas prendre de photos…

Mais, comme si la pleine lune avait marqué la fin de l’état de grâce, dès le matin le ciel est déjà gris de promesses humides… Dans les jours qui suivent nous prenons de la pluie régulièrement en fin de journée et le reste du temps le brouillard alterne avec des nuages lourds (et du coup on ne prend plus de photos…!). La motive en prend un coup et arrivés à Alausi nous prenons un bus pour Cuenca. Ce que nous voyons depuis le bus nous conforte dans notre choix : une campagne toujours intégralement exploitée, beaucoup de brume et de nuages et nous débarquons à Cuenca sous un orage carabiné ! Nous envisagions quelques balades autour des lagunes mais vu que le mauvais temps persiste nous prévoyons un bus pour le Pérou…

Nous retrouvons à Cuenca la famille de Yoann et Nami que nous avions déjà croisés aux USA et au Mexique…! Nous avions gardé le contact et nous sommes très contents de les retrouver ! Du coup on papote beaucoup et ils nous filent des bonnes idée d’itinéraire pour la suite…

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