Eveil Nomade

De retour au Laos : le sud !

Voilà des nouvelles du Laos, alors que nous venons de quitter le pays… Nous n’avons pas vraiment eu de bonne connexion internet, et puis décidément l’indolence de ce pays déteint sur nous !

Le plateau des bolovens : cascades, éléphants et découverte du café !

Nous partons pour une boucle de quelques jours sur le plateau de Boloven. Le début de la route qui nous permet de quitter Paksé n’est pas terrible : beaucoup de circulation et rien d’extraordinaire à voir, hors mis les forges où les artisans façonnent des outils en utilisant les fûts des bombes en guise d’enclume. La pose de midi nous récompense : nous tombons sur un bouiboui super sympa, des gens gentils et une bonne cuisine. Alors que nous finissons le repas bien repus, la femme (qui nous a vu avaler tout ça en un quart de tour ?) nous offre une autre énorme assiette de riz aux abats de poulet…et les enfants se jettent dessus ! Nous nous offrons même un dessert histoire de goutter le Jack fruit, ce super gros fruit couvert de piquants qui grandi à même le tronc du jacquier, chaque cartier de pulpe jaune renferme un gros noyau, la consistance est légèrement croquante et la saveur douce rappelle un peu la banane cuite.

Au km 21 nous laissons pas mal de trafic, cela fait vraiment du bien. Un premier écart pour voir un petit site de cascades où les enfants se baignent avec plaisir dans une eau trouble qui ne nous motive pas… La nuit la température tombe un peu mais la journée nous passons toujours les 30° malgré l’hiver. Le deuxième jour c’est chez Mr Vieng que nous faisons une pose, ce passionné a monté une structure pour recevoir les touristes et leur faire visiter sa plantation de café bio, en fournissant une multitude d’informations sur ces arbres (voir exposé des enfants). Sur cette exploitation bio, les caféiers comptent des nids de grosses fourmis oranges : Mr Vieng en attrape un qu’il écrase en le roulant dans ses mains sans se soucier des morsures de fourmis… Il nous fait sentir le nid une fois écrasé : on à l’impression de mettre le nez sur une bouteille d’acide sulfurique fumant, il en prend un pincée et la mange. Je goûte aussi : passé le croquant de l’exosquelette le goût est piquant et très citronné, pas mauvais du tout.

Pour nous guider nous avons des informations destinées aux touristes qui louent des scooters : nous notons rapidement qu’ils n’ont absolument pas la même notion des dénivelées que les cyclos…

Le troisième jour nous arrivons à Tad Lo : ici encore des cascades mais aussi des éléphants ! Nous allons avec plaisir les voir prendre leur bain le soir. Nous ne sommes pas les seuls, tous les touristes du coin se sont donné rendez vous ici, mais c’est bien sympa quand même, les enfants sont ravis. Et le lendemain nous leur offrons une petite balade sur le dos d’un de ces pachydermes ! Un chouette moment de découverte ! Nous avons la chance de pouvoir leur caresser la trompe, la notion de force tranquille prend là tout sons sens.

La montée proprement dite sur le plateau se passe tranquillement (nous étions un peu inquiets d’attaquer ces 1000 mètres de dénivelée avec la chaleur): les deux premiers lacets nous font peur mais une fois passé ce départ, la suite est en pente douce jusqu’à 1100 mt. Toujours beaucoup de cultures de café, des écoles de partout, les élèves généralement en uniforme s’y rendent à pied à vélo et également en scooter. Les plus jeunes n’ont probablement pas plus de 10 ans pour conduire ces véhicules…

Nous trouvons toujours des bivouacs sans trop de difficultés, c’est l’hiver et à plus de 1000 m la température tombe la nuit à 15°, on ressort nos polaires (si si!)… Avant de redescendre sur Paksé nous allons voir encore de jolies cascades bordées par la jungle luxuriante : fougères arborescentes, palmiers, grands arbres reliés de lianes…La cascade de Tad Fan est vraiment très impressionnante et vaut le détour.

Il y a une sacré descente pour rejoindre Pakse mais elle n’est pas très agréable en raison des travaux de part et d’autre de la route : le morceau goudronné est étroit, plein de nid de poule et trop circulant, impossible de relâcher l’attention. On fait le plein de fruits aux échoppes en bord de route et nous retrouvons la petite guesthouse tranquille de Sedon pour fêter les 9 ans de Lilou : jeux de piste, piscine et pizza au programme !…

En direction des « 4000 iles » du Mékong :

 

Prochaine étape les « 4000 Iles » sur le Mekong avant la frontière du Cambodge. Une fois passé Champassak nous poursuivons sur une toute petite piste le long de la rive droite du Mékong, elle alterne entre bonnes portions très roulantes et sections plus cabossées avec moult nids de poule. Heureusement pas de sable et le dénivelé est nul du coup nous avançons bien. Outre les bambous, de majestueux arbres sont encore préservés dessinant dans le paysage des énormes parapluies de feuilles, nous passons de nombreux villages bien vivants. Nous traversons de nombreux ponts en plus ou moins bon état, certains juste adaptés au passage des scotters et vélos ! Nous aurons aussi à passer par un bac pour traverser un affluent : petit parfum d’aventure bien sympa ! Les rizières sont moissonnées et sèches, livrées aux poules, vaches, buffless. Nous voyons beaucoup de petites fabriques de charbon de bois artisanales dans des huttes de terre plus ou moins grosses ou même de tout petit tas de sciure fumant où le bois se change en charbon à même le sol.

Sans carte, ni gps, nous ne savons pas vraiment quand il nous faudra utiliser un bac pour traverser le Mékong avant la frontière Cambodgienne…Mais finalement la piste butte sur un nouvel affluent et plutôt que de le traverser nous choisissons de rejoindre l’île en face (on croit comprendre qu’un autre bac nous permettra de rejoindre une île plus grosse…). Prudent, nous demandons le prix avant de descendre la raide pente qui mène à la barque, peine perdue une fois tout chargé dessus, le prix déjà cher est multiplié par deux ! Nous pourrions descendre mais pour aller où ? Le gars a un monopole et il le sait… Nous rejoignons donc Don chao, petite île sur laquelle nous bivouaquons. Nous la traversons sur de petits sentiers très agréables, pas de voiture ici et nous prenons un second bac bien plus raisonnable. Les îles sont très peuplées et comptent toutes quelques petits commerces où même des marchés, des temples bien sûr et des écoles. Nous rejoignons le continent par un pont et retrouvons le goudron sur le « continent » rive est, jusqu’à l’embarcadère pour Don Khone. Bon là c’est clairement pour les touristes…

Nous faisons une jolie traversée entre les îlots où naviguent de nombreuses petites barques de pêcheurs. A l’arrivée les commerces attendent le chaland occidental de pied ferme, nous poussons pour trouver un hébergement à notre goût où passer quelques jours et Noël. Nous nous posons au bord du Mékong face au levant, le fleuve est ici plus une route pour approvisionner l’île qu’un simple cours d’eau : produit frais, caisses de bière, scooters, bidons d’essence, sacs de ciment sont transportés dans de petites barques effilées… Cela fait pas mal de bruit, les rames ne servent plus qu’aux pêcheurs et aux courses traditionnelles.

Nous avons toujours un peu d’entretien : outre la fermeture éclaire de la tente qui donne de sérieux signes de faiblesse, le réchaud souffre de la mauvaise qualité de l’essence et nécessite d’être récuré tous les jours. Le filtre à eau est également durement mis à contribution avec l’eau du Mékong ! La cartouche céramique qu’il faut nettoyer très souvent s’use prématurément, Katadyn la donne pour 50 000 litres cela doit certainement concerner un usage avec l’eau qui descend de leurs glaciers suisses…

Mais maintenant c’est détente… Joyeux Noël et bonne année à tout le monde !

Une réflexion au sujet de “De retour au Laos : le sud !

  1. Clapisson

    Coucou la petite famille, on vous souhaite une bonne année 2018. Continuer bien votre aventure. On pense bien à vous gros bisous à tous les 4. Antonia and co

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